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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 13:01

Amis lecteur(s), lectrice(s),

 


Les nouvelles aventures de Houdinet détective privé sont disponible sur Amazon Kindle. nouveau revolver houdinet

 

 

 

  Dans cette nouvelle Houdinet, détective privé américain enquète sur le meurtre d'un photographe : le Gros.

 

 Voilà un large extrait gratuit. N'hésitez pas à acheter la nouvelle disponible à Amazon kindle pour 2 euros 29.

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Le gros s’arrèta, et s’épongea le front . Il faisait chaud. Paris se parait de ses plus beaux atours. Des meutes de touristes, par grappes battaient la capitale et flanaient sur les ponts. Le gros s’arrèta encore, son ventre bedonnant rebondissaient à intervalle régulière. Il était arrivé au pont Saint Michel. Il écrasa son gros cigare, il  tirait à intervalles régulières sur celui-çi des grosses bouffées de voluptes, balancant goulûment des rond de fumée ,en empestant allégremment les passants. Le gros aimait ça : fumer son diplomate à pleine voluptés. Encore quelques mètres , et il serait à la conciergerie. On aurait dit un promeneur du dimanche ou un banal touriste.

Mais à bien observer celui-çi , on s’apercevait de petits détails qui vous avaient échappés de prime abord, le gros avait un appareil  photographique qu’il tenait discrètement à la main ,un  Nikon D5100, l’objectif était puissant et le gros avait des gestes précis, comme le fauve sur la branche, lorsqu’il sortait les griffes en se préparant à bondir. Le gros donc malgré ses apparences était en planque, et sa cible était ce couple assis à la terrasse de ce café, en apparence un couple comme les autres, à la différence que ce couple si anodin n’en était pas un.

On reconnaissait un footballeur français célèbre accompagné tendrement d’une épouse, sauf que celle-ci ne l’était aucunement. Le croustillant était là, et le gros était là pour une seule et bonne raison, prendre la photo qu’il revendrait très cher…Et peu lui importait de l’attaquant célèbre qu’il s’apprêtait à fixer et à shooter avec son objectif. Dégage, dégage » pense t-il en injuriant mentalement le couple de jeunes russes qui lui cachaient son cadre. Il transpirait comme un phoque et sa banquise à lui était ce bout de trottoir, il se mit à se dandiner. Encore un instant, et il appuierait sur une photo à 10 000 euros. Le gros salivait, il imaginait déjà l’usage et la somme rondelette qu’il palperait : « aboule l’oseille et le bifton ».


 A l’autre bout de Paris pendant ce temps là Houdinet (voir La première manche des aventures de Houdinet Joue et gagne) lisait tranquillement  épluchant  la pile de journaux qu’il avait devant lui disposé comme il l’avait appris à la cellule 77, les journaux du monde, du Sun, du Washington Post s’entassaient devait lui et était le prélude à sa journée. Et que diable lui réservait –elle aujourd’hui se demandait –il ? Depuis l’affaire des cercles de jeu (voir Houdinet joue et gagne), il avait un besoin de se refaire. Son loyer à Paris était si cher tout comme la ville.


Il aurait dû boire son café debout, cela lui aurait couté mon cher, 1 euros 20 au comptoir, encore une particularité de Paris qu’il appréciait pourtant plus que tout au monde. Il fourra son crossant beurré et généreux dans sa bouche. « Mm c’était délicieux », l’Amérique ratait beaucoup de cet art de vivre à la française pensait-il. Il but son petit café serré noir et allongea ses longues jambes sous la table. Le patron du café, un vieil aveyronnais, à la peau  tannée et parcheminée, en souriant lui apporta le verre qu’il avait réclamé. Puis après s’être bien repu et s’être adonné à sa lecture  quotidienne, il s’en alla en laissant 10 cents  de pourboires sur la table, qu’il fit résonner et tinter longuement  sur la table.


Le gros marchait en crabe, il avait dû se dégager de la meute des touristes et après avoir slalomé le long des passants, il s’arrêta enfin. « La prise cette fois serait  bonne cette fois » grommela t-il dans une espèce de juron alambiqué que seule pouvait connaitre les vrais chasseurs de scoops photos : les paparazzis. Il avait les mains courtes, poilues, mais son gestes était méticuleux et soigné,  contrairement à son apparence.

Quand le Gros était  sur le point de prendre une photo, il ressentait un énorme plaisir jouissif, son visage rond se faisait plus rouge et il hoquetait en sifflant du nez bruyamment. La photo était presque prise, désormais, il le sentait.

Quand le gros savait qu’il était sur un énorme coup, et que la photo se vendrait sûrement très bien, son dos le mettait alors  à le démanger. Le gros avait des signes comme ça, comme les chats qui se grattent le dos ou les vieux qui ont des rhumatismes sans raison apparente, lorsque le temps va se mettre à changer, le gros avait donc lui aussi ce petit signe qui lui disait : « Fonce ». 


La terrasse du café était bondé, des cris fusaient de partout les klaxons des autos trépignaient d’impatience tout comme lui. Enfin, il n’eut personne devant lui et dans un petit déclic discret, il prit sa photo tout tranquillement à un ou deux mètres du footballeur célèbre et de sa compagne. « Hé vous là-bas », il allait s’en aller discrètement quand il fut rattrapé par des vociférations  « Journaleux de merde ». « Mince alors », on l’avait repérer. Deux hommes venaient à lui en courant, costumes sombres, carrures épaisses, il se mit à courir. « Allez mon vieux encore un effort », il haletait derrière les deux types qui cavalaient pour le rattraper, « plus vite, plus vite » pensait-il  car son scooter était garé à deux pas.

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Published by John Hopkins
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  • John Hopkins écrivain français  , vit entre Paris et Washington ,aime se promener dans Paris la nuit.
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